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Mercredi 24 août 2005

                             Katas de Kendo

Les katas de kendo se pratiquent à 2 dont chacun à un rôle bien défini:

- uchi-dachi: il porte la première attaque. C'est communément le rôle de "l'aîné" ou du professeur.

- shi-dachi: il répond à cette première attaque et conclut l'assaut. C'est en général l'élève ou le "cadet".

                                                   Le Karaté

    L'origine des quatre systèmes majeurs de karaté-do japonais est retracée à un groupe d'îles connues sous le nom de la chaîne d'îles Ryukyu pendant le 18ième siècle. Se situant entre le Japon (Nord-Est), la Chine (Ouest) et Taiwan (sud-ouest), Okiwana, la plus large des îles possède une forme d'art martial indigène qui s'appelait secrètement 'TE' ou 'MAINS'. Cet endroit idéal a permis à l'île Okiwana d'être majoritairement influencée par un échange culturel ouvert sur l'Asie, plus spécifiquement avec la Chine. Pendant cette période, la méthode secrète de 'TE' était combinée avec des styles d'art martiaux de combat qui ont évolué vers un système s'intitulant simplement 'TO-DE' ou 'MAIN-CHINOISE'.

                       Kata : Tekki Shodan

Trois endroits principaux ont éventuellement émergé sur l'île d'Okiwana comme les centres de pratique de 'TO-DE'. Ces centres sont: SHURI, l'ancienne ville capitale d'Okinawa, dans laquelle vivaient le roi et les familles nobles, NAHA, une ville portuaire d'affaires et d'entreprises commerciales, et TOMARI, un village avec une population de fermiers, pêcheurs et le peuple du pays. Chaque localisation avait développé un style unique de 'TO-DE'.   

 

 

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Mardi 23 août 2005

Éduquer l'esprit par le sabre

 

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La pratique du sabre des samouraïs est codifiée suivant des scénarios (Katas), depuis des générations. Elle permet aux pratiquants d'exécuter, avec un sabre d'exercice, des situations de combat, de défense et de riposte sur des adversaires imaginaires. Le Iaïdo apporte concentration, équilibre, justesse des mouvements, mémoire et utilisation de l'espace. la force n'est pas nécessaire, l'âge n'est pas un handicap.

                         

L’IAIDO est l’un des arts martiaux traditionnels BUDO japonais dont la pratique consiste à dégainer et couper d’un seul coup. La forme formelle consiste à dégainer, couper et nettoyer (Chiburi) la lame du sang, en la secouant, et remettre la lame dans le SAYA, (dans son fourreau) tout en imaginant un adversaire virtuel.

Le terme « IAI » vient du japonais , plus précisément extrait de la phrase « TSUNE NI ITE, KYU NI AWASU » qui veut dire « nous devons être prêts à réagir à n’importe quelle éventualité, quelque soit notre situation ou nos états d’âme »

D’une manière générale l'IAIDO est pratiqué en imaginant un adversaire virtuel, éventuellement avec un SHINKEN (une lame tranchante). La recherche de la perfection de la synchronisation du corps /esprit, qui est la base même de la voie.

A travers la lame, nous recherchons à développer notre esprit et devenir parfait, promouvoir la paix et le bien être au-delà des murs du DOJO dans la vie de tous les jours.

                      

 

 

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Mardi 23 août 2005

                                   L'histoire de Kyoto   

  L' ERE HEIAN ( 794 à 1185 ) :

En 794, l'Empereur Kammu décida de se soustraire à l'influence grandissante des temples bouddhistes de Nara, en changeant de site géographique. C'est ainsi que naquit "Heiankyô" ( capitale de la paix ), puis appelée "Miyako "( capitale Impériale ), et enfin Kyôto.

Bâtie selon un plan en damier, où toutes les rues se coupent à angle droit, la nouvelle capitale s'inspire des villes chinoises de l'époque. Situé au Nord, le palais Impérial est tout au bout d'une immense avenue (Suzaku Taiji ), gardé par deux grands temples le Tô ji ( Est ) et le Sei Ji (Ouest ). Une grande porte ( Rajômon ) ferme la grande avenue au sud. Les avenues transversales portent le chiffre croissant des ponts emjambant la rivière Kamo, au fur et à mesure qu'on s'éloigne du palais Impérial ( Ichijô, Nijô, Sanjô, Gojô, etc... )

Une grande période culturelle et esthétique va alors débuter. Les arts se développent dans un climat de raffinement extrême d'une cour Impériale fortement influencée par la Chine. Cette période connue sous le nom de "Héian" est considérée comme l'âge d'or de la capitale Impériale. Les temples et les palais seront parmi les plus beaux jamais construits.

Mais cette période prend fin brutalement en 1185. Les guerres que se livrent deux familles de guerriers les Heike et les Genji détruisent Kyoto. La capitale sera de nombreuses fois incendiée et en partie détruite, réduisant en cendres de nombreux trésors d'architecture, de sculpture et de peinture.

  L' ERE KAMAKURA ( 1185 à 1333 ) :

Cette nouvelle période bouleverse fondamentalement le rôle de la capitale Impériale. Dorénavant, le pouvoir se déplace à Kamakura, dans l'est du pays, où se trouve l'état-major du nouveau maître du Japon Minamoto no Yoritomo. La ville change alors de nom, abandonnant son ancienne appellation de Heian-Kyo pour devenir Kyoto.

Le nouveau pouvoir militaire installe seulement un de ses représentants dans le quartier de Rokuhara, et la ville se développe rapidement autour de ce nouveau centre du pouvoir, s'étendant ainsi vers l'ouest et les montagnes de Higashiyama. La population croît également rapidement, et apparaissent plusieurs quartiers ( machi ) spécialisés : artisans, marchands, nobles, etc...

Mais c'est la remarquable profusion de nouveaux temples qui caractérise le plus cette époque. Les nouvelles sectes Jôdô Shû,Jodô Shin Shû, Zen cherchent à imposer leur suprématie en multipliant les lieux de culte. Les temples comme le Chion-In ou le Kennin-ji ou Nanzen-Ji sont le symbole de ce renouveau religieux.

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Mardi 23 août 2005

           LA MAISON JAPONAISE :

Elle a hérité des principes des premiers âges, et a commencé à être codifié à partir de 750 sous le nom de Shiden. Le style Shoin à l'époque Momoyama fit encore évoluer la demeure vers l'aspect que l'on connaît aujourd'hui.

Le principe de base de la maison Japonaise reste son ouverture vers l'extérieur. Construite en bois et en papier, elle est également modulable, chaque pièce pouvant être transformée suivant la fonction qu'on veut lui donner, à différents moments de la journée.

L'aménagement intérieur très dépouillé est profondément révélateur à la fois d'un mode de vie, d'une nécessité ancienne et d'une esthétique d'influence bouddhiste et Zen. Enfin, la maison Japonaise est adaptée aux conditions naturelles parfois difficiles ( tremblement de terre, typhons..), mais protège peu ses habitants de la chaleur et du froid.

              HISTOIRE DE LA MAISON JAPONAISE :

Les premières maisons retrouvées de l'époque Jômon étaient des huttes ou de grandes bâtisses â demi enterrées dans le sol, avec quelques ouvertures latérales. Le toit en chaume adoptait déjà les formes caractéristiques des futures maisons Japonaises (Irimoya). A l'époque Yayoi, puis Yamato, l'utilisation de bois commença à se généraliser et les habitations devinrent plus aérées. Mais c'est le bouddhisme et ses temples d'influence chinoise, qui modifièrent véritablement le style de la maison Japonaise.

Aux environs de 750, à l'époque de Nara, apparut le style Shinden. Utilisé pour les maisons des nobles de la cour, il comportait une demeure centrale ( Taiya ) reliée par des corridors couverts à trois bâtiments annexes. Devant la demeure se trouvait un lac encadré par deux pavillons ( Tsuridono ) montés sur pilotis. L'ensemble de la construction était en bois lourd, le plancher comme les lourdes cloisons qui formaient les murs ( Shitômido ).

Maison de style Shoin

A l'époque Momoyama, apparut le style Shoin. Utilisé également pour les villas nobles, il se composait d'un seul bâtiment principal, toujours orienté Nord Sud, et de forme carrée faisant face à un étang avec de petites îles. Le plancher était recouvert de Tatamis et dans la pièce principale, le Tokonoma fit son apparition. Une véranda courait tout le long de la maison, donnant ainsi lumière et ombre nécessaires aux habitants.

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Mardi 23 août 2005
                                                                      Le KI

Le KI dans ses manifestations ne ment pas. L'axe et la position de la tête–tronc apportent des indications sur la capacité qu'a la personne à contrôler son corps (si l'esprit dirige celui-ci). L'inclinaison de la poitrine, sa courbure nous donnent des indications sur l'attitude égocentrique et les qualités des émotions.

Mitsugi SAOTOME Sensei

Le HARA par la position de la hanche, son balancement, sa mobilité, sera lui, révélateur de l'état dans lequel les instincts, la sexualité, la vitalité, l'appétit se trouvent. Sain de corps et d'esprit l'homme aligne ces centres sur un axe vertical : tête – tronc - Hara. On ne peut mentir à un homme arrivé à l'unité de ses centres, car il décèle intuitivement et immédiatement le dysfonctionnement entre la parole, les expressions, les attitudes et les regards car il perçoit d'instinct l'état de votre KI.

L'intuition, le feeling est une condition de santé. La réelle communication entre les êtres se fait de KI à KI, la parole n'est donc plus nécessaire. Dans un DOJO la parole ou tout autre forme de langage autre que le KI est vivement déconseillée car cela nous éloigne de la VOIE.

                                                         
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Mardi 23 août 2005

                           L'histoire de l'aikido

                                      

Le 14 décembre 1883, Morihei UESHIBA voit le jour à Tanabe près d'Osaka . Son père, maître d'armes lui enseigne dès l'âge de 10 ans les méthodes de combat et le maniement de la lance et du sabre . Il rejoint Tokyo pour y étudier le jiujitsu puis l'escrime .

Il participe en 1904 à la guerre russo-japonnaise en Mandchourie comme fantassin . Il rencontre en 1911 Maître TAKEDA avec qui il apprend le jiujitsu . Son père tombe gravement malade et sur le chemin du retour, il rencontre le révérand O. DEGUCHI fondateur de la religion Omotokyo, en 1924 il quitte le Japon pour l'accompagner et participer à la promotion de la secte en Corée, en Chine et en Mandchourie . Prisonnier des Chinois, il échappe de justesse à l'exécution et rejoint 6 mois plus tard le Japon .
  

                        

En 1925, retiré à l'Abbaye, il va avoir la révélation de son art . A force d'études, il se découvre un sixième sens, met en harmonie les hautes qualités morales de l'être humain avec la pratique des Arts Martiaux et définit ainsi les principes de l'Aïkido . Il reçoit la visite de nombreux experts qui désirent étudier avec lui .

Morihei UESHIBA aménage un dojo en 1927 à Tokyo . De nombreux élèves suivent son enseignement . Sa réputation s'accroît rapidement et en 1931, il créé le KOBUKAI à Ushigome . Jigoro KANO, fondateur du Judo rend visite à Maître UESHIBA et détache ses meilleurs experts du KODOKAN pour étudier l'Aïkido . A cette époque, son école est alors principalement réservée aux hauts dignitaires de la cour impériale, nobles, chefs militaires ou personnalités d'un certain rang, tous experts en BUDO .
            
En 1940, la guerre américano-japonnaise ayant entraîné la mobilisation des pratiquants, Maître UESHIBA quitte le dojo et se retire à Iwana . L'étude du BUDO est alors interdite par les autorités de l'occupation .

Le KOBUKAI est transformé en AIKIKAI en 1948, l'activité des Arts Martiaux reprend. Dès lors, l'AIKIDO se développe rapidement. Des experts sont envoyés dans toutes les parties du monde pour enseigner cette discipline.

 

                                         
 

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Mardi 23 août 2005

KENDO



Le Kendo est une méthode de combat qui consiste à utiliser d'une manière naturelle et sans danger un sabre de bambou (shinaï) représentant le sabre traditionnel japonais (katana).
Il est l'héritage des combats aux sabres que se livraient les anciens guerriers japonais (samouraï).
Dans le Kendo moderne pour l'étude et la compétition, il est utilisée comme  une armure de protection, cela seulement après l'apprentissage des techniques de base.

Le Kendo est avant tout un art martial. A travers la pratique, se dégage une philosophie réelle: recherche d'équilibre, de plénitude et de maîtrise de soi, dans un esprit de paix.
Au fur et à mesure de ses progrès techniques, le kendoka acquerra confiance en lui, développant ses réflexes et sa coordination corporelle.
La compétition existe aussi en Kendo, tant pour les enfants que pour les adultes, permettant à tous de s'exprimer dans l'affrontement.


                      

IAIDO



Contrairement aux autres arts martiaux, il est une discipline qui se pratique seul! Il est dit du pratiquant sincère ,qu'il cherche à trancher son propre ego...(notion erronée de suffisance appliquée vis à vis de soi-même).
Pour exécuter les séries d'exercices (katas), alternant attaques-parades-contre-attaques, il est utilisé, le Katana (véritable sabre japonais)ou le Iaïto, (copie non tranchante du précédent).
Ces exercices de coordination, doivent être réalisés avec la concentration totale et un état de vigilance permanent appelé Sanchin dont la recherche développera le mental du pratiquant et lui apportera un véritable Art de vivre.

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Dimanche 7 août 2005

                                                                        Le Sabre

 

     Au sabre 4 éléments sont essentiels:

-En premier: les yeux

-En deuxième: les jambes

-En troisième: l'alimentation

-En quatrième: la force

                                         Le Kendo

Le kendo n’est pas un sport c’est un art martial. C’est aussi un héritage culturel venu tout droit de la nuit des temps.

Le Kendo (Ken: le sabre; Do: La voie) intègre toute l’histoire chaotique du japon médiéval et trouve ses racines dans le Kojiki (livre des choses anciennes) compilé en 712 ap JC.

Le "Kojiki" est le premier texte écrit en japonais, bien qu'utilisant encore la graphie chinoise. Il contient les traditions et les mythes les plus anciens de l'archipel nippon.

D’après la tradition, quand le dieu Izanagi posa son sabre dans la boue et l'enleva, les gouttes coagulèrent elles-mêmes et formèrent l'île Onokoro.

              

Les principales techniques d'attaque sont les suivantes :

- coup vertical en direction du front (o-shomen)
- coup oblique en direction de la tempe gauche   (hidari-men)
- coup oblique en direction de la tempe droite (migi-men)
- coup descendant sur le côté droit du plastron (migi-do)
- coup descendant sur le côté gauche du plastron (gyaku-do)
- coup sur le poignet droit (kote)
- coup sur le poignet gauche (hidari-kote)
- coup d'estoc à la gorge (tsuki)

Dessin de Gulyaev Andrey

                                Les apports du Kendo

Le Kendo favorise la prise de conscience de son propre corps. Les impératifs de l'assaut mettent en oeuvre des mécanismes de concentration, de vigilance, de perception et d'ajustement des réponses aux sollicitations de l'adversaire.

Les séquences gestuelles effectuées au cours de l'apprentissage et du perfectionnement, de par le rythme et le volume exigés, représentent une réelle et intense activité physique et sportive .

L'habitude de "se confronter aux autres concrètement" (et jusqu'à un âge avancé, puisque la pratique non traumatisante du Kendo permet une longévité sportive exceptionnelle) apparaît comme un facteur de maîtrise des émotions, de capacité à gérer une opposition, et de canalisation de l'agressivité.

Le Kendo, au -delà du formalisme ou du folklore, a conservé une "étiquette" spécifique, indispensable témoignage du respect mutuel qui est l'aboutissement de la pratique de cette discipline.

Il suffit d'assister à des championnats de Kendo pour constater que compétiteurs et spectateurs font preuve d'un comportement exemplaire; pour tous, le "fair-play" est naturel.

 

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Jeudi 7 juillet 2005

         BUSHIS ET SAMURAIS :

On confond souvent ces deux termes qui correspondent à deux périodes et deux fonctions différentes de l'histoire du Japon. Les Bushis apparurent réellement en 1185 quand ils gouvernèrent le pays. C'étaient des hommes de guerre en armures. Le combat au coeur des batailles était leur destinée. Leur rôle était toujours d'agrandir la puissance de leur clan et donc ils s'affrontaient entre eux, en combats singuliers.

Les Samuraïs, apparus en 1615, étaient des fonctionnaires armés, au même titre que les forces de l'ordre d'aujourd'hui. Ils obéissaient à des seigneurs tous unifiés. Ils constituaient dans la société Japonaise une aristocratie qui gouvernait le pays pour le compte du Shogun. Leur devoir principal restait de servir leur maître dans la gestion de ses domaines et de ses intérêts. Ils ne se battaient que très rarement.

HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE YAMATO ( 300-710 )
Les ancêtres des Bushis sont apparus à l'ère de Yamato ( 300 ap JC). A cette époque le pouvoir se trouvait entre les premiers clans familiaux appelés " Uji" très liés aux fonctions religieuses, grâce auxquelles ils détenaient un pouvoir spirituel sur le reste de la population.

Ces clans se disputant le pouvoir, ils s'appuyaient sur des guerriers afin de défendre leurs possessions et leurs titres. Ces futurs Bushis étaient surtout des cavaliers utilisant des arcs courts, des lances et des épées à double tranchant. Leur armure était réduite à une cuirasse et un casque. Puis, avec l'apparition d'un clan Impérial chaque Uji reçut une fonction dans le gouvernement du Yamato. C'est le clan Mononobe qui reçut celui de diriger l'armée des guerriers.

Le titre Shogun apparut également sous l'ère de Yamato, titre provisoire donné au général devant écraser les barbares non encore soumis. En 366, le Japon lança une invasion de la Corée qu'elle soumit en partie en établissant un royaume appelé le Minama, détenu durant presque 3 siècles, jusqu'en 663. Des statuettes Haniwa représentent les Bushis de l'époque Yamato dans les grandes tombes ( Kofun ) des seigneurs Japonais.

HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE NARA ( 710-794 )
La période de Nara est très courte ( 85 ans ), mais politiquement très importante. En effet, après les lois édictées par Shôtoku taishi, le Japon avait institué la conscription militaire des paysans, encadré par les Bushis des grandes familles. Ce système inspiré de la Chine se révéla très coûteux et assez mal adapté dans un pays poursuivant la conquête du Nord de son territoire, encore au mains des tribus barbares.

Fujiwara Nakamaro, qui dirigeait le clan dominant à la cour Impériale, décida d'abroger en 721 ce système afin de le remplacer par des guerriers professionnels moins nombreux mais plus sûrs et plus efficaces. Il venait, ainsi, de donner naissance à la classe des guerriers ( Bushi ) qui vont dominer le Japon durant 7 siècles.

A partir de l'époque de Nara, les Bushis vont donc être des gardes armés au service de la noblesse impériale et des grandes familles. Cette organisation durera jusqu'en 1185, date de la prise de pouvoir au Japon par les Bushis.

 

HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE HEIAN ( 794-1185 )
Il s'agit de la période charnière de l'histoire des guerriers du Japon. Après leur organisation en professionnels à l'époque de Nara, les Bushis vont subir la montée en puissance de l'aristocratie Impériale ( Kuge ) dont la richesse artistique, intellectuelle et financière est à son zénith. Les guerriers apparaissent alors comme rudes et brutaux dans cet univers de raffinement extrême.

Un fossé commence à se creuser entre les deux castes, bientôt abreuvé par des sentiments contraires. Le mépris affiché des nobles et riches aristocrates pour les Bushis se heurte à une sourde colère et un désir de revanche que nourrissent ceux-ci. Sentiment renforcé par les avantages accordés par l'Empereur à la Noblesse et aux religieux, laissant les Bushis privés de toute récompense.

C'est ce sentiment qui va pousser les Bushis à prendre le pouvoir. Une tentative de révolte ( Taira no Masakodo ) en 940 est réprimée de justesse. Mais ce sont les grands clans guerriers ( Bushidan ) comme les Taïra et les Minamoto qui vont, dés 1160, confisquer le pouvoir à la Noblesse, et ce pour 7 siècles.

HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE KAMAKURA ( 1185-1333 )
L'avénement de Minamoto no Yoritomo marque l'arrivée au pouvoir des guerriers. En instituant le Bakufu ( gouvernement militaire ) le nouveau Shogun change toute l'organisation du Japon. Dorénavant, il y a une noblesse militaire ( Buke ) en plus de la noblesse de cour ( Kuge ). Les Bushis ont reçu de l'Empereur la délégation des pouvoirs militaires, mais bientôt aussi civils.

Yoritomo crée rapidement un système de lignage entre chaque Bushi et son seigneur. La solidarité devient ainsi verticale et non plus horizontale. Ceci change l'ancienne organisation des maisons de guerriers ( Bushidan ) de la période Heian. L'ensemble sera codifié en 1232 par le code de Jôei.

Mais c'est aussi l'organisation de la vie économique et politique qui est confisquée par les Bushis. La création de Jitô ( officiers -percepteurs ) et des Shugo ( Gouverneur militaire des Provinces ) permet au Bakufu de maîtriser toute la vie du Japon aux dépens des nobles de la cour qui perdent progressivement richesse et pouvoir à travers tout le pays.

 

 

HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE MUROMACHI ( 1333-1573 )
Période troublée de l'histoire du Japon, l'ère Muromachi démarre par la domination de nouveaux Shogun, les Ashikaga. La fonction impériale s'est effondrée dans ses guerres de succession sans fin, et s'est appauvrie, laissant les Bushis seuls maîtres du pays. Durant un siècle l'autorité du Shogun sur les fonctionnaires militaires ( Jitô et Shugo ) est effective.

Mais dès 1467, les choses changent rapidement. La succession des Ashikaga jette le pays dans une période d'un siècle de guerres incessantes. Le Shogunat contrôle de moins en moins la situation, et ce sont les fonctionnaires militaires qui prennent leur autonomie sous le titre de Daimyos. Ces derniers accroissent rapidement leur domaine en confisquant les terres des autres guerriers, qui sont obligés alors de se mettre à leur service. En l'espace de 50 ans, c'est toute l'organisation militaire des Bushis qui est modifiée, sous l'autorité de grands seigneurs, issus eux-mêmes des rangs des guerriers.

De plus, les Daimyos, pour accroître leur force, n'hésitent pas à enrôler des paysans dans les armées. Ceux-ci vont devenir les Ashigarus, infanterie nombreuse des futurs champs de batailles. Les Bushis deviennent donc naturellement des officiers encadrant les troupes d'un seigneur. Ainsi se préparent les grandes batailles à venir de l'unification du Japon.

HISTOIRE DES BUSHIS : L'ERE DE MOMOYAMA ( 1573-1600 ) 
Période très courte ( 25 ans ) mais qui va profondément changer le Japon. L'unification du pays par trois grands généraux ( Oda, Toyotomi, Tokugawa ) va bouleverser la structure de la société japonaise et sonner le coup d'arrêt de la classe des Bushis dans la forme qu'elle avait acquise depuis près de 800 ans ( époque de Nara ).

Pourtant, paradoxalement, jamais les Bushis n'auront connu autant de pouvoir. Le pays est aux mains d'armées immenses, qui après les combats inter-clans de Sengoku Jidai, sont le fruit d'alliances entre grands Daimyos, rassemblés autour d'un grand chef. La pyramide de la hiérarchie, du grand général jusqu'au fantassin Ashigaru, constitue la règle dans des armées fortes de près de 300.000 hommes.

La bataille de Sekigahara ( 1600 ) culmine avec des rassemblements immenses de combattants utilisant pour beaucoup des armes à feu ( mousquets et canons ). Cette bataille sera pratiquement la dernière que livreront les Bushis. Les grands combats vont se terminer, et la paix qui suit poser la question de l'existence même de la classe des guerriers qui n'ont plus d'utilité.

HISTOIRE DES SAMURAIS : L'ERE EDO ( 1600-1878 ) 
Dans les décombres du château d'Osaka, en 1615, s'achève l'ère des Bushis, et commence celle des Samurais. Des guerriers en armes, prêts à la guerre, vont naître les fonctionnaires du temps de paix faisant respecter l'ordre figé des Shogun Tokugawa. Délaissant l'armure pour le kimono, les Samurais vont cependant garder le Daisho, les deux sabres, symbole de leur autorité et de leur caste.

Peu à peu, les Samurais qui restent toujours attachés à leurs seigneurs ( Daimyos ) vont recevoir, non plus des terres en récompense de leurs services, mais une pension régulière qui va les transformer progressivement en fonctionnaires, chargés du maintien de l'ordre. Gagnés par la nostalgie des exploits guerriers d'autrefois et probablement par l'ennui du temps de paix, les Samurais vont développer toute dimension mystique autour de leur caste. C'est ainsi l'écriture et la propagation chez eux du Bushidô et du Hagakure qui leur servent de code moral. Leur symbole devient alors celui de la fleur de cerisier ( Sakura ).

Mais l'arrivée des "Bateaux noirs " du Commodore Perry 1853 va sonner la fin de leur existence dans un dernier embrasement. Partisans du Shogun ou de l'Empereur Meiji, les Samurais vont s'affronter au cours de derniers combats, de façon très inégale. La victoire des clans de Satsuma, Tosa et Chôshû favorables à l'Empereur vont amener le Japon à se moderniser à grande vitesse pour rattraper les pays occidentaux. En 1876, les Samurais sont invités à ne plus porter leurs sabres et deux ans après, la conscription nationale leur enleva tous leurs privilèges de caste. En 1878, les Samurais disparaissaient à jamais.

HISTOIRE DES SAMURAIS : L'ERE MODERNE ( 1878-2003 ) 
Plus de 120 ans après leur disparition, les Samurais continuent toujours d'influencer la société Japonaise moderne. Durant la révolution Meiji, ce sont les anciens Samurais qui formeront l'élite du nouveau Japon : les premiers chefs d'entreprises et les cadres de la nouvelle administration Impériale, autant civile que militaire. Ce sont eux qui assureront la transformation rapide de la société Japonaise à l'occidentalisation.

A la même période, avec la disparition des guerriers japonaise, les valeurs du Bushidô, teintées de confusianisme vont se répandre dans l'ensemble de la société Japonaise, comme modèle de pensée. Les valeurs d'effort, de fidélité et de ténacité vont peu à peu être reprises par les entreprises nippones, et pour l'éducation des enfants.

Toshiro Mifune dans "Shogun"-

Aujourd'hui, ces principes sont repris régulièrement dans les médias japonais. Les séries télévisées, les films, les romans, les mangas, les pièces de théâtre, où les Samurais de l'époque Edo possèdent la première place, mettent en avant les valeurs du Bushidô. Les valeurs morales de l'ancienne caste des guerriers se perpétuent donc toujours aux nouvelles générations. A l'inverse, les Bushis du Moyen-Age sont très peu présents, et restent confinés aux livres d'histoire.

 

l'histoire du japon

INTRODUCTION :
Il est assez difficile de suivre l'histoire du Japon, et plus particulièrement celle de la période sengoku jidai
 sans se référer aux cartes historiques. Basée à l'origine uniquement sur le Yamato ( région de Nara - Osaka ), les premières tentatives de représentation du Japon restèrent très partielles et assez imprécises.

Il faut attendre la période Akusa ( 710-794 ) puis Heian pour découvrir un élargissement des limites géographiques de l'Empire, au fur et à mesure des conquêtes militaires au Nord et au sud de l'actuelle Kyôto. Instrument de gestion administrative des provinces par la cour Impériale, les cartes furent progressivement affinées pour y faire apparaître les domaines privés de la noblesse et du clergé bouddhiste.

L'arrivée des guerriers au pouvoir à l'époque Kamakura changea sensiblement le rôle des cartes en y inscrivant pour la première fois la possession héréditaire des provinces aux clans familiaux de Bushis. L'éclatement du pouvoir central lors de la guerre d'Onin (1467-1477), l'émergence de nombreux seigneurs de guerres et les conquêtes militaires incessantes allaient rendre plus complexe la réalisation de cartes fidèles du Japon. Ce n'est que sous Tokugawa leyasu que se figeront définitivement les grandes provinces, reprises à l'ère Meiji pour créer définitivement les régions du Japon moderne.

 

Les ninjas

LES ORIGINES :
Il faut remonter avant le début de l'ère chrétienne, en Chine, pour trouver les origines des Ninjas. Sun Tzu dans son traité " l'Art de la Guerre" les cite déjà. Au Japon, ils apparaissent réellement sous le règne du prince Shôtoku (574-622 ) qui les utilise comme espions.

Des clans d'anciens Yamabushis en marge de la société se spécialisent dans les actions d'assassinat et d'espionnage au profit des grandes familles nobles. Ils forment ainsi la base des deux plus célèbres familles de Ninjas : Iga et Koga. Ces clans vont prospérer durant l'ère de Kamakura et Muromachi et seront utilisés par tous les grands généraux en appui de leur armée.

Mais, leur puissance ne cessant de s'étendre, ils seront finalement chassés puis exterminés par Oda Nobunaga en Novembre 1581. Les derniers rescapés se mirent au service de quelques Daimyos, mais l'ère des Ninjas était terminée.


 

LES CLANS :
L'un des traits les plus caractéristiques des Ninja est leur appartenance à un clan commandé par un chef auxquels tous devaient obéissance. La majorité de ces clans résidaient dans les montagnes entre Kyôto et Nara.

Deux régions vont donner les clans les plus fameux : Iga et Koga, au sud et au nord de Kyôto. 120 familles Ninjas y résideront et parmi elles, le clan Togakure-ryu, dont le 34 éme descendant vit encore au Japon.

Une structure à trois niveaux composait le clan. A la tête de celui-ci, le Jonin qui dirigeait et organisait la vie du clan et ses alliances. Les Chunins étaient les assistants du Jonin. Eux seuls connaissaient son identité. Le Genin était le Ninja de base, envoyé sur le théâtre d'opérations. Ce dernier, même torturé ne pouvait donner le nom du Jonin.


 

LES MISSIONS :
Les missions des Ninjas étaient pratiquement sans limites pour l'imagination de ses emplyoyeurs :

- Intimidation : Essentiellement utilisées sur les populations des campagnes ou des villages, les attaques surprises de nuit permettaient d'asseoir la domination d'un chef de clan sur une région.
- Assasinat : Pour gagner une bataille plus facilement, ou réduire une menace en éliminant un adversaire ou un opposant, un daimyô pouvait utiliser des Ninjas.
- Espionnage : L'une des principales activités des Ninjas. Par la collecte de renseignements sur l'armée adverse, ou en volant des plans de bataille, les Ninjas apportaient de précieuses informations avant la bataille.
-Intrusion : En infiltrant des citadelles de nuit, les Ninjas cassaient les premières défenses et ouvraient les portes du château aux troupes du seigneur ennemi.
- Vol : Pour posséder un objet important ou récupérer son bien, un seigneur pouvait envoyer un Ninja.
- Combat : Les Ninjas pouvaient être engagés sur le champ de bataille en complément des troupes traditionelles ( Shimabara 1637 ). Ils possédaient alors une armure complète.


 

LES TECHNIQUES :
Elles étaient souvent spectaculaires, et restaient un secret de famille transmises de père en fils sur plusieurs générations.

La base était un entraînement physique très poussé. Dès le plus jeune âge, les enfants étaient soumis à des exercices d'assouplissement et d'endurance au froid ou à la fatigue. A ceci s'ajoutait un art du déguisement consommé. Habillé en paysan, jardinier ou marchand, le Ninja passait inaperçu au milieu de la foule.

La patience était aussi une technique de base pour des combattants capables de rester immobiles des heures entières. Certains d'entre eux pouvaient même ralentir leur rythme cardiaque pour rester plus longtemps sans bouger au cours de missions de renseignement.

La maîtrise psychique passait d'ailleurs souvent par des formules incantatoires (Kuji-Kuri) associées à des positions métaphysiques des mains.


 

LES KUNOICHIS :
Version féminine du Ninja, les Kunoichi savaient utiliser à leur plus grand profit la condition féminine défavorable de l'époque. Les femmes passant inaperçues auprès des guerriers, elles en profitaient pour agir sans attirer l'attention.

Les Kunoichis, issues de clans Ninja spécifiques, étaient formées avec des techniques tout à fait particulières. Leur rôle étaient de s'infiltrer auprès des seigneurs ou généraux et de pratiquer la manipulation, de dérober des informations, voire commettre des assassinats.

Les Kunoichis évitaient toujours l'affrontement direct, préférant la ruse et la dissimulation. Leurs déguisements étaient souvent ceux de courtisanes ou de servantes, pour passer inaperçues. Leurs armes étaient toujours dissimulées ( épingles de cheveux empoisonnées, bagues truquées ) ou incluses dans leurs accessoires ( éventail en acier, Obi (ceinture de kimono ) dissimulant une chaîne, ombrelle cachant une arme).

Quand elles utilisaient une véritable arme, le Ninja-To traditionnel des Ninjas était remplacé par une arme semblable, mais plus courte et plus légère : le "Koshigatana ".


 

NINJAS ET BUSHIS :
Les relations entre les Bushis et les Ninjas ont toujours été exacerbées. Une double relation de haine et de mépris réciproques ont souvent amené des combats aussi violents que cruels. Tout oppose ces deux types de combattants.

Les Bushis considéraient les Ninjas comme la plus dégradante forme de combattants. Ils méprisaient ceux qui refusaient d'affronter face à face leur adversaire en pleine lumière. L'utilisation de procédés spectaculaires dans un affrontement leur semblait également déloyal. Pourtant au fond d'eux les Bushis craignaient les Ninjas car leurs techniques secrètes de combat et l'attaque par surprise leur donnaient souvent la victoire. De plus, être tué, non pas par un autre Bushi digne de son rang, mais par un vulgaire assassin était pour les Bushis une mort déshonorante.

Les Ninjas pensaient que les Bushis étaient stupides de ne pas utiliser toutes les techniques pour gagner à tout prix, et que leur code de l'honneur était un luxe inutile. Ils étaient néanmoins respectueux du courage de ces guerriers et de leur fidélité à leurs seigneurs. Mais ce que les Ninjas craignaient le plus c'était d'être attrapés vivants par les Bushis. Dans ce cas ils pouvaient s'attendre à une mort longue et cruelle, attisée par la torture et les sévices que leur réservaient les Bushis.

 

L'ENTRAINEMENT DES NINJAS :
Le Ninjustu ( techniques des Ninjas ) était très hétérogène. Contrairement à beaucoup de disciplines spécialisées des Bushis ( Kendo, Iaido, Aïkido ), il faisait appel à des enseignements très divers. Suivant les écoles, telle ou telle discipline pouvait être mise en avant. On peut recenser plusieurs entraînements distincts :

- le Taïjutsu : le plus important. C'est l'art de se battre sans arme, mais également de se déplacer et de grimper sans bruit. Il permettait l'espionnage et l'attaque par surprise.
- l'Onshin Jutsu : l'art de se déguiser et de devenir invisible ( Shinobi )
- le Kajutsu : technique des explosifs et du feu
- le manienent de tous types d'armes ( Sabre, Naginata, Shuriken, Kusari ...)
- le Suijutsu : l'art de combattre dans et sous l'eau.
- Mikkyo : méthodes ésotériques visant à renforcer l'esprit ( mantras, gestes symboliques Kuji Kuri, méditation, contrôle du métabolisme ).

Le nombre et la complexité de ces techniques nécessitaient de nombreuses années d'entraînement avant d'être totalement opérationnelles, par les Ninjas.


 

LES CLANS NINJAS :
Retranchés dans la montagne avec les Yamabushis dont il partagèrent longtemps l'existence, les Ninjas étaient organisés en clans, selon un modèle proche des Bushis. Chacun de ces clans possédaient des techniques et des enseignements secrets transmis de générations en générations. Par crainte de voir ces secrets révélés, aucun Ninja ne pouvait quitter son clan sous peine de mort, et pour la même raison, encerclé un Ninja se donnait la mort aussitôt.

70 familles Ninja étaient présentes dans la province de Iga et 50 dans la province de Koga près de Hikone, sur le lac Biwa. Les plus grands clans étaient fidèles à quelques seigneurs qu'ils servaient régulièrement et en priorité. Ce qui amena la présence de certains chefs Ninjas dans l'entourage direct du seigneur, sous l'apparence de Bushis Hatamoto ( garde personnelle ). Ainsi Hanzo Hattori, général conseiller de Tokugawa Ieyasu, était en fait le chef d'un des plus puissants clans d'Iga. Il avait sauvé la vie de Ieyasu lors de l'assassinat de Nobunaga en 1582.

La rivalité qui a toujours existé entre les clans Iga et Koga dura jusqu'à la fin. Tokugawa Ieyasu employa les survivants des deux écoles et confia aux Ninjas de Iga sa défense personnelle, alors que les Ninjas de Koga assurèrent les fonctions de police civile. Toutes ces forces disparurent avec la restauration Meiji.

                                                                  

                                                                                

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Jeudi 7 juillet 2005

                                         Le wushu traditionnel

                   

 

Sous le nom de wushu traditionnel, on désigne les écoles et les styles communément pratiqués hors des circuits institutionnels, en Chine, mais aussi à Taïwan et dans le reste du monde. Dans cette catégorie sont répertoriés pas moins de 300 écoles et styles différents. Le wushu traditionnel est aussi appelé en Chine, wushu populaire, car il est considéré comme le produit et le patrimoine de la culture populaire chinoise.

                              

                                

        Buts et Finalités du Kung Fu ou boxe chinoise

 

Depuis toujours, les arts martiaux en Chine ont eu de multiples objectifs, objectifs qui n'étaient pas uniquement liés à un combat pour la vie ou la mort. Nous pouvons dire que la pratique du kung fu poursuit 4 finalités:

-fortifier le caractère et les qualités morales;

-conserver et améliorer l'état de santé et l'efficacité physique et mentale;

-apprendre à combattre;

-s'exprimer sur le plan artistique.

                                   

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