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Vendredi 3 novembre 2006

                                         La Boxe Anglaise ou Pugilat

 

La boxe anglaise apparaît au XVIIIe siècle, organisé par des parieurs. Le premier boxeur reconnu comme champion poids lourd fut l'anglais James Figg, en 1719. Les règles du marquis de Queensberry, rédigées en 1857, ont mis l'accent sur l'agilité plutôt que sur la force. Ces nouvelles règles interdisaient le combat à mains nues, le corps à corps, l'étouffement, les coups lorsque l'adversaire est impuissant et le combat au finish. Les rencontres sont divisées en rounds de trois minutes, espacées d'un temps de repos de une minute. Un participant perd le match s'il reste au sol plus de dix secondes, allongé ou sur un genou. Ces règles stipulent également que les matches doivent avoir lieu dans un ring de 7,30 m de côté. Le derniers champion poids lourd à mains nues fut l'américain John L. Sullivan, en 1889. En combattant avec des gants selon les règles de Queensberry, Sullivan perdit son titre de champion du monde, le 7 septembre 1892. Les règles de Queensberry sont demeurées le code qui régit la boxe professionnelle.

                 

Au XXe siècle, la boxe professionelle fut contrôlée de façon de plus en plus stricte par des organismes nationaux et internationaux. Par exemple, le nombre de rounds est de douze en championnat et quinze en championnat du monde, il existe des systèmes de comptage des points pour déterminer le vainqueur dans les combats qui ne se finissent pas par K.O. Mais une certaine confusion règne actuellement : plusieurs organismes ont leur propre listes de champions. En conséquence, quatre boxeurs peuvent se prétendre simultanément champions du monde de la même catégorie de poids.

Il existe dix-sept catégories de poids reconnues en boxe professionelle, mais la majorité des boxeurs combattent dans huit d'entre elles : poids mouche (moins de 50,802 kg) ; poids coq (53,524 kg) ; poids plume (57,153 kg) ; poids léger (61,235 kg) ; poids welter (66,678 kg) ; poids moyen (72,575 kg) ; poids mi-lourd (79,379 kg) ; poids lourd (plus de 88,451 kg).

Mardi 28 mars 2006

                                               La Boxe Française ou Savate     

  La Boxe Française Savate (BFS) est un sport de combat utilisant des mouvements de percussions appelés "coups" qui permettent de frapper avec différentes surfaces des pieds et le devant des poings suivant des règles techniques précises et qui respectent un principe de base fixe et intangible.

La Boxe Française, connue aussi sous le nom de "Savate" à l'étranger, est le sport Français (pieds/poings) par excellence. En effet, les premières traces remontent à 250 ans. 250 ans d'histoire, qui ont permis à l'Art Martial (repris par la Savate-Défense aujourd'hui) de devenir Sport de combat. 250 ans de réflexions qui ont imposé la Boxe Française tant pour ses qualités techniques que pédagogiques.
                           
La BF vient de la rue. Elle fut structurée dès le 19ème siècle et aménagée en fonction de différentes contraintes tant culturelles que sportives.
Elle pris sa véritable forme au 20ème siècle avec la venue de la Boxe Anglaise.
Remis au gout du jour il y a quelques années par la série télévisée "Les brigades du trigre".
La Boxe Française n'a donc rien à envier à la Boxe Anglaise, concurrente culturelle du début du 20ème siècle , ni aux autres sports dits "pieds/poings" d'un attrait plus exotiques.

Lundi 13 février 2006

                                  Principes et Stratégies

Du Wing Chun au Jeet Kune Do

Lorsque Bruce Lee arriva de Hong Kong aux Etats Unis en 1959, il pratiquait alors le Wing Chun gung fu qu'il avait appris de son instructeur, le maitre Yip Man. Peu de temps aprés son arrivée, Bruce se mit à dispenser des cours aux américains et s'aperçut rapidement des limites de ce style, qui selon lui, mettait trop l'accent sur le combat rapproché en utilisant les saisies et le travail des poings aux dépens des techniques de pieds qui permettent le combat à distance. Le style Wing Chun est parfait pour la lutte dans les espaces restreints surpeuplés comme Hong-Kong. En revanche les grands espaces qu'offrent les Etats-Unis permettent d'autres formes de combats plus aérés. Et surtout la corpulence des américains est trés différente de celle des chinois de Hong-Kong.
Afin de rendre son Wing Chun de plus en plus efficace, Bruce développa son propre système de boxe chinoise et greffa à sa nouvelle méthode des éléments plus raffinés et plus efficaces qu'il trouva dans d'autres systèmes de Kung-Fu. Sa méthode se fit rapidement connaitre sous le nom de "Jun Fan Gung Fu", du nom de son école, et qui était son nom de naissance, "Jun Fan" signifiant littéralement "né à San Francisco". Devant l'efficacité grandissante de son art, Bruce se détacha de plus en plus du système Wing Chun.

Avec l'aide de Taki Kimura et de James Lee, Bruce donna de nombreuses démonstrations sur la côte ouest des Etats-Unis. C'est James Lee qui présenta Bruce Lee à Ed Parker, considéré comme le père du Kempo Karaté aux Etats-Unis, et organisateur du tournoi de Long Beach. La rencontre de Bruce Lee avec Dan Inosanto va donc changer beaucoup de choses, ils vont d'ailleurs ouvrir en 1967 une école en plein coeur du du quartier chinois de Los Angeles. C'est durant cette pèriode que Bruce va développer encore plus sa méthode de combat, ce sera un processus sans fin. C'est au Jun Fan Gung Fu Institute que Bruce et Dan vont développer le Jeet Kune Do qui est un concept ce qui le différencie du Jun Fan Gung Fu qui est un style.

Le Tao du Jeet Kune Do par BRUCE LEE

"Pour comprendre le Jeet Kune Do, il faut jeter à bas toute notion de geste réussi, de forme, de style. Il faut jeter à bas, en fait, le concept même de ce qui pourrait être l'idéal du Jeet Kune Do. Sauras-tu envisager une situation sans lui donner un nom? Lui donner un nom, la formuler, engendre la peur. (...) Il est vraiment difficile de percevoir simplement, nos esprits sont trés complexes, et s'il est relativement simple d'apprendre à quelqu'un à devenir habile, il est difficile de lui apprendre un état d'esprit. Le Jeet Kune Do prône une absence de forme propre qui lui permet d'admettre toutes les formes, et en refusant la stylisation, il s'harmonise avec tous les styles. Ainsi, le Jeet Kune Do arpente tous les chemins, rien ne l'entrave et, bien plus, toute technique, toute conception peut servir à ses fins.
Approche le Jeet Kune Do comme un art de volonté. Oublie la victoire et la défaite, l'amour propre et la peur. Laisse l'adversaire t'érafler la peau et frappe dans la chair; laisse frapper dans la chair et brise lui les os; laisse le briser les os et prends lui sa vie !
Ne cherche pas à t'en tirer sans dommage-joue ta vie avant qu'il ne joue la sienne !

Certains styles favorisent la ligne droite, d'autres utilisent la courbe et les cercles. Les styles qui se cramponnent à un aspect particulier du combat dans son ensemble sont dans une ornière. Le Jeet Kune Do est une technique qui vise à l'aquisition de la liberté; c'est un travail de mise en lumière. Une méthode qui s'est fixée des choix, quel que soit le niveau de son exigence, entrave ses partaiquants dans une structure figée. Le combat, lui, n'est jamais figé et change d'aspect à chaque seconde, de moment en moment. Travailler à l'intèrieur d'une de ses structures revient simplement à développer opiniâtrement sa résistance au monde. Une telle pratique mène à une impasse; comprendre devient impossible et les pratiquants ne seront jamais libres.
Le Jeet Kune Do préconise "l'absence de forme sans forme", il peut assumer ainsi toutes les formes, il s'accorde ainsi avec tous les styles. Le Jeet Kune Do emprunte tous les chemins, ne se laisse entraver par rien et jongle avec les techniques et les conceptions qui peuvent servir à ses fins. Dans cet art, la compétence ne se compte pas en points. L'expression humaine ne s'enrichit pas dans la pratique d'une forme, mais la forme fait partie de cette expression. La plus riche (expression) ne peut pas se développer à travers la plus pauvre (expression) mais la plus pauvre peut trouver sa place à l'intèrieur de la plus riche. Le "refus de la forme" ne signifie pas être "informe". Cette "absence de forme" est simplement la plus haute expression que peut atteindre un individu."
Dan Inosanto qui fut l'un des plus proches disciple de Bruce, résume ainsi sa technique: "Jeet signifie être à l'affut, intercepter, Kune veut dire poing, et Do la manière, la voie. En clair, la véritable fonction des arts martiaux n'est pas la forme, mais d'atteindre son adversaire et frapper. Ce qui distingue le Jeet Kune Do des formes classiques, c'est qu'il est essentiellement offensif. Les trois composantes de cet art sont: l'efficacité, la spontanéité et la simplicité".
Dans une interview à Black Belt, en 1967, Bruce explicitait ce dernier point: "permettez que j'emprunte au Chan (le zen chinois) pour l'illustrer. Avant que je m'initie au Kung Fu, un coup de poing était pour moi un coup de poing et un coup de pied, un simple coup de pied. Quand je m'y suis initié, j'ai découvert qu'un coup de poing n'était plus un coup de poing et qu'un coup de pied était autre chose qu'un coup de pied. Maintenant que je maitrise mon art, un coup de poing est redevenu un coup de poing à mes yeux, et un coup ne pied n'est plus qu'un coup de pied! Le plus haut raffinement n'a donc rien de spécial. C'est une affaire de simplicité: tirer le plus grand résultat du plus petit effort. La médiocrité donne naissance aux fioritures. Le Jeet Kune Do est une technique raffinée qui réduit tous les mouvements à l'essentiel". Dans une lettre datée du 28 décembre 1965, Bruce écrit à Dan:"il y a trois stades dans l'art du Kung Fu. Le premier est le stade primitif, le stade de la complète ignorance. Celui qui n'a pas encore franchi cette étape se bat forcément de façon instinctive. Il bloque et frappe sans savoir si ce qu'il fait est bon ou mauvais. Le second stade, celui de la sophistication ou de la mécanisation, commence avec le début de l'entrainement. On apprend les différents moyens de bloquer, de frapper, de respirer de penser. Il s'agit là d'une approche scientifique du combat. Malheureusement l'individualité et la liberté se perdent. L'esprit est accaparé par le calcul et l'analyse des divers mouvements. Pire encore, cette limite intellectuelle éloigne le pratiquant du sens des réalités. Le troisième stade, celui de la spontanéité, apparait quand aprés des années d'entrainement intensif, le pratiquant réalise qu'aprés tout l'art martial n'est pas une religion. Au lieu d'imposer son style à un adversaire, il ajuste sa technique à la sienne. Il faut imiter l'eau qui épouse les formes du récipient qui la contient. Alors seulement le pratiquant n'est plus inhibé."

Les points clés du Jeet Kune Do



1. En attaque comme en défense, une structure basée sur l'économie de mouvement la plus rigoureuse (Attaque: la vivacité de l'initiative/Défense: techniques de mains en adhérence).
2. La souplesse et le "naturel-maitrisé" pour l'arsenal total du corps.
3. La rupture dans le rythme, le demi-temps, les rythmiques "un temps-un demitemps" ou trois temps-un demi temps"(le rythme du Jeet Kune Do en attaque et en contre).
4. Musculation, entrainement complémentaire scientifique et tous les à côtés de la forme physique.
5. Le "mouvement direct du Jeet Kune Do" en attaque et en contre-pouvoir lancer ses coups directement sans notion de replacement.
6. Un corps insaisissable, un déplacement léger.
7. Une façon de faire sans à coup, un schémas tactique offensif simple et imprévisible.
8. Une grande maitrise du corps à corps: Enchainements de coups rapides et préçis; projections; saisies; immobilisations.
9. Des assauts sans retenue et un entraînement à la pleine puissance de frappe sur cibles mouvantes.
10. Des instruments de fer, "aiguisée" en permanence.
11. Une expression individualisée plutôt qu'une adhésion au "produit de masse"; la vie plutôt que l'académisme (une relation vraie).
12. La totalité plutôt qu'une structure fragmentaire.
13. Derrière les mouvements du corps, toujours présent, un entrainement à "la permanence d'une expression de soi".
14. Une puissance toute en souplesse, un pouvoir d'explosion totale contrôlé. Une forme de corps élastique sans relachement physique. Une vigilance mentale jamais prise en défaut.
15. Le mouvement comme un flou continu (la ligne droite qui s'harmonise avec la courbe-haut et bas, demi cercle à gauche, à droite, pas sur les côtés, oscillation latérale et verticale de la tête, gestes des mains).
16. Une position bien équilibrée dans l'effort et le mouvement, en permanence. Une continuité entre un engagement quasi total et un relachement quasi complet.

Mercredi 25 janvier 2006

                                       LE JUJUTSU

Le terme Jujutsu (technique ou art de la souplesse) se retrouve fréquemment écrit sous la forme Jiu Jitsu.

Les techniques de guerre Kakuto Bugei furent élaborées par les Bushi (guerriers japonais) pendant la Période des guerriers (Buke Jidai de 1192 à 1603) afin de permettre à un guerrier désarmé de se défendre face à un adversaire armé. À cette époque, les techniques n'étaient pas très élaborées. Les techniques visait à tuer l'adversaire sans aucune convention, sans recherche de perfection esthétique et sans état d'âme.

Le véritable essor du Jujutsu eut lieu au cours de la Période Edo ou Tokugawa (1603-1868) où la paix régna, les Samurai n'eurent plus à tester leur efficacité en combat guerrier durant près de 300 ans. C'est durant cette période que les techniques guerrières de combat à mains nues s'affinèrent et que furent développées de nombreuses écoles (Ryu Ha) de Jujutsu. Ce Jujutsu provoqua une véritable révolution dans les esprits Samurai. Pour la première fois, un art de combat guerrier n'avait plus pour but de tuer mais de maîtriser sans tuer et sans se faire tuer, et de le faire avec noblesse ...

Les diverses techniques du Jujutsu, saisies, projections, strangulations, luxations, et coups frappés ne furent codifiées qu'à l'époque Meiji (1868-1912), après que les Samurai n'eurent plus le droit de porter le sabre et après l'interdiction des combats de vendetta entre familles nobles.

Ashi Sumi Otoshi

Voici donc les divers Ryu Ha (écoles ou styles) qui composent le Nihon Jujutsu (Jujutsu Japonais):

Jujutsu

·      Hontai Yoshin Takagi Ryu1

·      Bokuden Ryu

·      Itten Ryushin Chukai Ryu

·      Arakishin Ryu

·      Yagu Shingan Ryu2

·      Daito Ryu3

·      Tenjin Shinyo Ryu

·      Yoshin Ryu

·      Kito Ryu

·      Takeda Ryu4

1 Ce Ryu Ha regroupe des techniques de Jujutsu (Ju Taijutsu), de Bojutsu (Rokushakubo et Hanbo), de Kenjutsu (O Dachi et Ko Dachi).

2 Le Yagu Shingan Ryu est considéré comme étant une forme de Yawara (ancien nom du Jujutsu et/ou Taijutsu). Ce Ryu Ha regroupe des techniques de Jujutsu (Taijutsu), de Kenjutsu, de Bojutsu, de Naginatajutsu et de Iaijutsu.

3 Ce Ryu Ha fait parti de la branche du Yamamoto Ha et est considéré comme étant une forme d'Aiki Jujutsu (Aiki Jutsu).

4 Ce Ryu Ha est considéré comme étant une forme d'Aiki no Jutsu (Aiki Jutsu).

Dimanche 27 novembre 2005

                                    Le Wing Tsun

Le Wing Tsun est un art martial chinois qui fut créé il y a plus de 250 ans par deux femmes : Ng Mui, la nonne combattante et sa première élève, Yim Wing Chun, dont le nom signifie printemps radieux.
                                         

Son développement rapide à travers le monde est dû au fait qu'une certaine efficacité peut y être acquise assez rapidement. Mais il le doit aussi à la notoriété de Bruce Lee qui avait pu bénéficier quelques temps de l'enseignement de Yip Man, le dernier Grand Maître incontesté de ce style, décédé en 1973.
                                             

Techniquement, le WT (wing tsun) incarne l'efficacité à travers une grande économie de mouvement, donc d'énergie. Les mouvements sont très courts. A partir d'une position très stable, ils permettent des réactions rapides dans toutes les directions. Les esquives sont souples, les contre-attaques fulgurantes.

                                     

                                           L'histoire

Durant la dynastie des Qing, les Manchous s'employèrent à persécuter les disciples de Shaolin. Pour détruire le monastère, ils eurent recours à d'anciens disciples de Shaolin qui les avaient rejoint. Ces derniers qui torturèrent et tuèrent nombreux de leurs anciens frères d'armes, furent la honte de Shaolin.

D'après la légende, lorsque le monastère fut pris par les Manchous, Ng Mui, une nonne bouddhiste, réussit à s'enfuir. Elle se réfugia à Tai Leung Shan. Là, elle décida de créer un nouveau style de kung fu qui puisse battre Shaolin, permettant ainsi de punir les traîtres qui avaient livré le monastère aux Manchous. Elle s'inspira de deux styles de shaolin, celui du serpent et de la grue. 

                                    Si-jo Leung Ting et Si-gung Kernspecht

Le style de Shaolin était rigide et puissant. Il fallait des années pour maîtriser les techniques de base, très sophistiquées. Les élèves s'entraînaient d'une manière très stricte, très mécanique, en insistant beaucoup sur la force.

Ng Mui choisit l'opposé. Dans son système, la vitesse et la technique supplantaient la force physique. Les mouvements étaient simples et tout en souplesse. Il n'y avait pas de formes pré-arrangées. Chaque élève devait réagir en fonction de la technique employée par l'adversaire.
                                      

Elle transmit son art à sa première élève, Yim Wing Chun (alias Yim Yee Gung), qui à son tour le transmit à son mari Leung Bok-Cho. Celui-ci l'aurait perfectionné. A la mort de sa femme, il appela ce style le Wing Chun, peut-être en hommage à celle qui l'y avait initié, peut-être en allusion en l'espoir de voir, en ces siècles de domination manchoue, chassé l'envahisseur, grâce à une renaissance du Shaolin.

                                  

Puis le style fut transmis par Wong Wah-Bo, par Leung Yee-Tye, par Leung Jun, enfin par Chang Wah-Soon. Ce dernier, qui consacra sa vie à perfectionner le Wing Chun, n'enseignait qu'à 16 étudiants, dont le plus jeune s'appelait Yip Man.

Ce petit homme toujours souriant, qui n'avait rien d'un colosse, fut le dernier de la lignée : Il enseigna jusqu'à l'âge de 79 ans dans un petit kwoon de Kowloon (Hong-Kong), et mourut l'année d'après.

                              

A la mort de Yip Man, le dernier Grand Maître, ses disciples ne s'entendaient pas. L'un d'eux, Leung Ting, créa son propre style, le Wing Tsun, basé sur des mouvements plus directs et commença à enseigner ce que lui, a compris du Grand Maître Yip Man.

Aujourd'hui, l'Organisation Européenne de Wing Tsun est la plus grande organisation professionnelle d'arts martiaux au monde. Le développement du Wing Tsun est dû à son aspect pratique et réaliste.

                         

 

 

Dimanche 27 novembre 2005

                                                 Le taekwondo

Le Taekwondo est une défense sans armes qui utilise des techniques telles : coups de pied, coups de poing, sauts, blocages, esquives et déplacements. Le corps entier est la seule arme utilisée. Plus qu’un combat physique, l’aspect art martial représente une manière de penser et un mode de vie qui incluent éthique et discipline. Le Taekwondo a plusieurs millions d’adeptes dans plus de 180 pays. Il peut être un sport, une technique d’autodéfense efficace et une discipline mentale accessibles à des personnes de tous âges. La pratique du Taekwondo aide à développer un meilleur équilibre du corps et de l’esprit, augmente la flexibilité, les réflexes, la force, et modifie la structure des muscles. Aussi, elle permet de développer discipline, patience et humilité. Le Taekwondo est aussi perçu comme un sport de compétition très performant, attrayant et spectaculaire, désormais accepté aux Jeux Olympiques. 

                                      

Parmi les nombreux bienfaits de la pratique du taekwondo, la concentration nécessaire à la réussite des techniques favorise le développement d’une discipline mentale. La confiance en soi obtenue nous confronte au défi de l’humilité. Ces qualités ont des effets positif sur le comportement. En général, l’adepte fait preuve de modestie. Généreux avec les moins performants, il est capable de soutenir une attaque. Toutefois, son code d’éthique interdit toute injustice et toute utilisation exagérée de ses habiletés. Donc, discipline, confiance en soi et modestie ajoutées aux aptitudes physiques acquises décrivent l’adepte idéal. Il n’a pas inventé le proverbe suivant : « Un esprit sain dans un corps sain » ; mais il en démontre la véracité et est un modèle vivant. Un tel individu est assurément un acquis pour l’entourage et pour la société. Réaliser que nos enfants sont la relève du futur et qu’en leur permettant de grandir dans un tel environnement, nous créons et influençons positivement notre réalité future, permet de mesurer l’impact de cet humble outil sur le fonctionnement de notre société qui a grand besoin de rafraîchir ses valeurs humaines.

                               

Cinq préceptes régissent la vie de tout pratiquant :


   politesse.
   sens de l'honneur.
   patience.
   maîtrise de soi.
   fermeté inébranlable

Mercredi 5 octobre 2005

 

                                  BRUCE LEE (mon deuxième idole)

       Bruce Lee, né le 27 novembre 1940 -année du Dragon, avec les premières lueurs de l'aube, au Jackson Street Hospital, dans le Chinatown de San Francisco. Son père Lee Hoi Chuen: Comédien, vedette de l'opéra de canton, est en tourné à New York, à près de cinq mille kilomètres, à l'Est, et le reste de sa famille - Son frère, ses deux sœurs et ses grands-parents - se trouve à Hong Kong, à plus de huit milles kilomètres dans la direction opposée. On comprend alors que la petite eurasienne d'origine allemande, du nom de Grace Li, qui vient de mettre au monde son quatrième enfant, se sente perdue, isolée, fragile étrangère en terre étrangère,et qu’elle  désire avant tout s’attirer la bienveillance des dieux: Bruce Lee bébé
Elle lui donne le nom de Li Jun Fan. Li se transforme alors très vite en son homonyme américain Lee, Jun Fan, qui signifie «Protecteur de San Francisco». Le petit Lee se retrouve affublé d’un prénom féminin signifiant «petit Phénix». C’est une ruse imaginée par sa famille pour tromper les démons qui volent, aux premières heures du jour, les enfants males, et Lee le conserve, jusqu'à ce, des années plus tard, lui revienne le surnom, justifié par sa naissance, aussi bien que par son tempérament, de Hsui Loong, « le Petit Dragon » Quant au prénom, que Marie Glover: l'infirmière de la maternité lui avait donné pour l’américaniser, Bruce ne l’entend prononcer que treize ans plus tard, lors de son inscription dans une école anglaise de son pays.
   Bruce apprend en même temps à parler, à marcher et à jouer la comédie. Il a trois ans quand ses parents décident de revenir habiter dans leur appartement de Kowloon au 218 Nathan Road, dans un quartier de Hong Kong. Grâce à son père, qui côtoie, le milieu cinématographique de Hong Kong, Bruce est très tôt un enfant star. Il enchaîne des films qui ont plus ou moins de succès. Mais à seize ans, avec "The orphan" s’est terminé la première carrière cinématographique de Bruce Lee. D’autant plus, qu’entre temps Bruce découvre la deuxième passion de sa vie : Les arts martiaux.

                     L'apprentissage des arts martiaux

C’est dans la soirée du 24 novembre 1954 que Bruce, fit la connaissance de celui qui allait devenir l’un de ses meilleurs amis, et qui surtout l’initia au Wing Chun Kung Fu : William Cheung. Durant la période où, William apprenait le Wing Chun, Bruce rejoignit un des nombreux gangs de Hong Kong ; Celui là s’appelait « junction street, les huit tigres ». Un jour de 1953, le gang demanda de l’aide à Cheung, pour se battre contre une bande rivale. Bruce, très impressionnait par la démonstration de William, lui demanda à rencontrer son maître. Après quelques refus, il l’accepta et emmena Bruce, voir le vieil homme qui se prénommait Yip man. Bruce progressa très vite en Wing Chun ! il n‘avait qu’une obsession : Progresser. Ses ennuis chez Yip Man commencèrent à cause de certains étudiants jaloux qui prirent le prétexte que Bruce n’était pas entièrement Chinois pour faire pression sur Yip Man et l’évincer du club. En effet, sa mère avait un quart de sang germanique et Yip Man avait toujours refusé d’enseigner aux étrangers. Yip Man, dépendant à l’époque de ce groupe d’étudiant, accepta donc à contre cœur de renvoyer le jeune Bruce. William succédant à son maître, apprit donc le Wing Chun à Lee jusqu’en 1957.

 

Bruce Lee arrive aux USA, à San Francisco en compagnie d'un ami de son père. Il exercera alors plusieurs petits boulots dans la communauté asiatique de San Francisco.
Il se rendra ensuite à Seattle chez une amie de son père, Ruby Chow.
Il habite alors dans une petite chambre située au dessus du restaurant dans lequel il travaille comme serveur tout en continuant ses études. Il obtient son diplôme universitaire.
C'est à cette époque qu'il commence à enseigner le Kung Fu dans les parcs.
                   La rencontre avec Linda

Bruce intègre l'Université de Washington spécialisée en philosophie, il enseignera le Kung Fu aux étudiants.Bruce Lee retourne pour la première fois à Hong Kong. A son retour aux USA, il rencontre le 25 octobre 1963, Linda Emery, une jeune étudiante d'origine suédoise qui deviendra sa femme.

 

 

 

 

 

 

                                                      Bruce, Linda et Brandon

Ils se marient à Oakland le 3 juillet 1964. Bruce commence à enseigner sérieusement les arts martiaux. Mais après avoir gagné un duel dont L'enjeu et la fermeture de son école de kung-Fu. Bruce met en doute l'efficacité de l'enseignement traditionnel et des arts martiaux en général. C'est alors qu'il commença à développer le Jeet Kune Do, qui est basé sur son expérience personnel martial et philosophique. C'est Le 1er février 1965 que né Brandon, leur premier enfant. C'est également cette même année que décèdera le père de Bruce. Le 19 avril 1969, Sa fille Shannon voit le jour.

              En route vers la gloire

A cette période tout va très vite, Ed Parker (reconnu comme le père du Karaté américain) ayant entendu parler de Bruce Lee, l'invite à Long Beach, pour effectuer une démonstration à son premier tournoi international de Karaté.

Bruce fait des pompes sur deux doigts
Bruce montra son efficacité notamment grâce à son célèbre One Inch Punch.
Dans le Public, Jay Sebring, coiffeur du producteur de Batman, William Dozier qui recherche un acteur pour, voit en Bruce Lee de grandes capacités. Il donne à W. Dozier la vidéo de la démonstration de Bruce Lee.

 

La mort du plus Grand Combattant

Le 10 Mai 1973, alors qu'il synchronise les combats du Jeu de la Mort, Bruce s'écroule, il est aussitôt conduit à l'hôpital pour un examen neurologique, on lui prescrit un médicament pour le cerveau. Le 20 juillet 1973, Bruce Lee doit rencontrer Raymond Chow pour discuter du casting du Jeu de La Mort, sur le chemin, il s'arrête prendre l'actrice taiwanaise Betty Ting Pei, afin de lui proposer un rôle dans le film. Chez elle, il a une autre attaque. Elle lui donne un sédatif, mais il ne se réveille jamais. Bruce Lee décède d'un oedème cérébral dû à une allergie à l'aspirine, selon la thèse officielle toujours très controversée. Un Mois après son décès a lieu la première d' "Opération Dragon". Bruce ne verra pas son triomphe se réaliser. Près de 20000 personnes s'amassent sur le trajet qui l'emmène à sa dernière demeure: Le cimetière de Lakeview à Seattle.

 

 

 

 

 

                            

Une des citation de bruce lee:

La simplicité est le principe de l'art.

Mardi 6 septembre 2005
                        Bu - martial - shi - guerrier - do -la voie
 
"Bushido signifie la volonté déterminée de mourir.
Quand tu te retrouveras au carrefour des voies 
et que tu devras choisir la route, n'hésite pas :
choisis la voie de la mort.
Ne pose pour cela aucune raison particulière
et que ton esprit soit ferme et prêt.
Quelqu'un pourra dire que si tu meurs
sans avoir atteint aucun objectif,
ta mort n'aura pas de sens :
ce sera comme la mort d'un chien.
Mais quand tu te trouves au carrefour,
tu ne dois pas penser à atteindre un objectif :
ce n'est pas le moment de faire des plans.
Tous préfèrent la vie à la mort et si nous nous raisonnons
ou si nous faisons des projets nous choisirons la route de la vie.
Mais si tu manques le but et si tu restes en vie,
en réalité tu seras un couard.
Ceci est une considération importante.
Si tu meurs sans atteindre un objectif,
ta mort pourra être la mort d'un chien,
la mort de la folie,
mais il n'y aura aucune tache sur ton honneur.
Dans le Bushido , l'honneur vient en premier.
Par conséquent, que l'idée de la mort soit imprimée dans ton esprit
chaque matin et chaque soir.
Quand ta détermination de mourir en quelque moment que ce soit
aura trouvé une demeure stable dans ton âme,
tu auras atteint le sommet de l'instruction du bushido".
 

                Qu'est ce que le Bushido ?

C'est le respect d'un certain stoïcisme, du mépris du danger et de la mort, d'honneur, de courage, de fidélité absolue à la parole donnée; une philosophie qui s'adresse avant tout au gentilhomme, au Bushi. Au bouddhisme, le guerrier puise un sens de sereine confiance dans le destin, un esprit de soumission à l'inévitable. L'acceptation stoïque du danger et de ses conséquences, le dédain de la vie. Au shintoïsme, le Bushi puise les notions de loyauté envers le supérieur, de vénération des ancêtres, de piété filiale, de passivité et de patriotisme. Clef de voûte de cette mentalité, la rectitude, la justice ou Giri est la vertu la plus importante : c'est le devoir pur et simple. La deuxième vertu est le courage ou la disposition à accomplir ce qui est juste. Vivre lorsqu'il est juste de vivre et mourir lorsqu'il est juste de mourir. Le nasake ou bienveillance, vient ensuite. C'est la magnanimité, la pitié, la sympathie, le tout cultivé par la poésie et la musique.Oser vivre quand la vie est plus pénible que la mort, apprendre à ne point se plaindre, malgré les plaintes de l'âme et les souffrances du corps voilà l'ascèse de celui qui suit le bushido.

                                              Tamdos.jpg (38703 octets)        

                  Quelques règles de vie :
    • Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre, à mourir quand il est juste de mourir.
    • Il faut songer à la mort avec la conscience vive de ce qu'exige l'honneur d'un samuraï, peser chaque parole avant de la prononcer, se demander avant de répondre si ce que l'on a à dire est vrai.
    • Manger avec modération, éviter la volupté.
    • Après les tâches quotidiennes, se souvenir du mot Mort, ne pas faillir de le mettre en son coeur.
    • Un homme qui méconnaît la vertu n'est pas un samuraï. Pour tout homme, les parents sont comme la tige de son propre corps, lui-même est branche consanguine de ses parents.
    • Respecter la règle de la tige et de branches; l'oublier, c'est ne jamais parvenir à comprendre ce qu'est la vertu.
    •   Un samuraï se conduira en fils et en sujet fidèle. Il ne quittera pas son suzerain, quand bien même le nombre de ses sujets passerait de cent à dix, de dix à un.
    • En temps de guerre, le témoignage de sa loyauté consistera à se porter s'il le faut au-devant des flèches ennemies sans faire cas de sa vie.
    • Loyauté, esprit de justice, bravoure sont les trois vertus naturelles du samuraï.
    • Un samuraï, où qu'il dorme, ne doit pas mettre les jambes dans la direction du logement de son suzerain. De même, quand il s'exerce au tir à l'arc, il ne doit pas pointer ni lancer sa flèche dans la direction de son suzerain, ou encore quand il pose sa lance.
    • Le faucon ne pique pas les épis, même quand il meurt de faim. De même un samuraï se servant d'un cure-dents fera-t-il semblant de s'être régalé, même quand il n'a pas mangé.
    • Si à la guerre un samuraï perd le combat et s'il est obligé de livrer sa tête, il manifestera hardiment son nom à l'appel de l'ennemi et mourra en souriant, sans aucune vile allure.
    • Etant gravement blessé, si gravement qu'aucune opération chirurgicale ne puisse le guérir, il parlera correctement devant ses supérieurs et ses pairs et mourra avec sang-froid, se rendant bien compte de l'état de sa blessure.
    • Un samuraï qui ne serait que fort n'est pas admissible. Sans parler de la nécessité des études en science, il faut qu'il profite de ses loisirs pour s'exercer à la poésie et comprendre la cérémonie du thé.

  

Le serment du samuraï
"-Je n'ai pas de parents, je fais des cieux et de la terre mes parents.
-Je n'ai pas de demeure, je fais de Tan t'ien ma demeure.
-Je n'ai pas de pouvoir divin, je fais de mon honnêteté mon pouvoir divin.
-Je n'ai pas de fortune, je fais de ma docilité ma richesse.
-Je n'ai pas de pouvoir magique, je fais de ma personnalité mon pouvoir magique.
-Je n'ai ni de vie ni de mort, ma vie et ma mort ne font qu'un.
-Je n'ai pas de corps, je fais de mon stoïcisme mon corps.
-Je n'ai pas d'oeil, je fais du flash de l'éclair mes yeux.
-Je n'ai pas d'oreilles, je fais de ma sensibilité mes oreilles.
-Je n'ai pas de membres, je fais de ma promptitude mes membres.
-Je n'ai pas de lois, je fais de mon autodéfense ma loi.
-Je n'ai pas de stratégie, je fais du droit de tuer celui de protéger ma stratégie.
-Je n'ai pas de dessein, je fais de la saisie instinctive de l'opportunité mon dessein.
-Je ne fais pas de miracle, je fais du respect de la loi mon miracle.
-Je n'ai pas de principes, je fais de mon adaptation en toutes circonstances mon principe.
-Je n'ai pas de tactique, je fais de la vacuité et de la plénitude ma tactique.
-Je n'ai pas de talents, je fais de mon esprit prêt à réagir mon talent.
-Je n'ai pas d'amis, je fais de mon esprit mon ami.
-Je n'ai pas d'ennemis, je fais de l'imprudence mon esprit.
-Je n'ai pas d'armure, je fais de ma bienveillance mon armure.
-Je n'ai pas de château, je fais de mon esprit inébranlable mon château.
-Je n'ai pas de sabre, je fais de mon non-être mon sabre."


  Les traditions du Bushi

  Bushi est un terme général qui décrit la classe des guerriers. Les samuraï furent seulement un rang parmi les bushi et c'était le plus haut rang de tous. L'ignorance occidentale bâptisa tous les guerriers de samuraï alors que le terme de Bushi est techniquement le plus correct.
Le terme "Samurai" fait référence originalement aux servants qui attendaient d'être anoblis. Bien plus tard quand l'acception du terme s'étendit pour inclure un certain type de guerrier, la connotation de service ne fut pas complètement abolie. Les rangs ou niveaux d'un bushi dépendaient de son statut social, ce mérite martial et cette position dépendait des faveurs du Shogun. Cependant aucun classe à travers le japon n'a de monopole particulier sur Yamato-damashi. Aucune portion de la société en général n'était aussi débordante d'orgueil que la classe des guerriers. C'étaient les bushi. Ils naissaient bushi, mais ceux qui n'étaient pas versés dans les arts du combat ne recevaient pas le titre. Au IXème siècle, un véritable soldat professionnel émergea. Il fit de l'Arme et des combats à mains nues une condition de survie dans la société. Ce ne fut qu'une centaine d'années plus tard que la profession militaire devint un privilège héréditaire. Les pères dispensaient leur connaissance du combat et leurs habilités à leurs fils qui commençaient très jeunes leur carrière de guerrier. Leur entraînement incluait l'escrime, l'archerie, le yawara, l'équitation, l'utilisation de la lance, la tactique, la calligraphie, l'étique, la littérature et l'histoire. Bushido est un système de codes et de traditions suivit par la classe guerrière. Le code insiste particulièrement sur la justice, le courage, la bienveillance, la politesse, la sincérité, l'honneur, le loyauté et le self-contrôle.
La justice ou la rectitude, est le précept le plus incontestable de tout le code du Bushi. Rien n'est plus repoussant à un Bushi que de traiter en secret et d'agir par traîtrise. Ainsi disaient-ils : " La rectitude est le pouvoir de décider sur une certaine ligne de conduite en accord avec la raison, sans  vaciller ... de mourir quand il est juste de mourrir, de frapper quand il est juste de frapper". D'autres parlaient en ces termes :

 

 

" La Rectitude est la colonne vertébrale qui donnent fermeté et stature. Sans cela la tête ne pourrait pas rester sur la colonne vertébrale, ni nos mains bouger, ni nos pieds nous supporter, sans cela, la rectitude ne serait ni un talent ni une connaissance qui pourrait faire d'un homme un Samurai. Avec cela, un manque d'accomplissement c'est comme le vide".
Le courage est une vertu si seulement il y a droiture. La mort pour une cause indigne c'est la mort d'un chien. Le jeune bushi était continuellement exercé et endoctriné sur le courage. Aussi, ils étaient souvent conduits sur les places d'éxécution, dans les cimetières et les maisons réputées hantées. Ce système qui aidait au "contrôle des nerfs" était le seul valide et valable pour donner aux samouraï leurs nerfs d'acier.
La bienveillance est conçu comme un trait féminin. Elle fait partie intégrante de la nature et contrebalançait la rectitude et la justice sévère, deux traits qui eux, sont masculins. La bienveillance inclut l'amour, l'affection pour les autres, la sympathie et la noblesse des sentiments. C'étaient les plus hauts attributs de l'âme. La politesse une une pauvre vertu si elle est suivie dans la peur de manquer de bon goût. Les bonnes manières font partie du style de vie des japonnais. L'étiquette est une part importante de la vie en société. S'incliner, marcher, attendre, se tenir à table  et servir le thé  furent développés jusqu'à devenir des cérémonies rituelles. L'étiquette harmonisait l'être dans sa totalité avec lui-même  et son environnement et exprimait une maîtrise de l'esprit au travers de la chaire.
L'élégance réprésentait l'économie de la force" et prodiguait  un réservoir de force. Les fines manières signifiaient la puissance au repos. La cérémonie du thé dirigeait les pensées d'une personne à travers le monde, c'était une méthode achevée, une discipline de l'âme. La politesse est suscitée par l'intérêt de la sensibilité des autres. En tant que tel, le guerrier pouvait rejoindre ceux qui pleuraient; et se réjouir avec ceux qui se réjouissent. Le mensonge selon le Bushido était considéré comme de la lâcheté, c'était déshonorant. L'honnêteté était très importante pour le bushi. Elle était une extension de la vision du courage que le bushi avait, aussi s'efforçait-il de rester honnête dans toutes les situations.

Une vive conscience de la valeur de la dignité personnelle était l'honneur. L'honneur était quelque fois transmis par des termes comme "na" (nom) "men-moku" et "guai-bun". Toute infraction à l'honneur d'un samuraï était ressentie et appelée "ren-shi-shin" (un sens de la honte). La désobéissance au code ou à un supérieur  produisait un sentiment de culpabilité et de honte. Selon une légende samuraï "Le déshonneur est comme une cicatrice sur un tronc d'arbre, qui, avec le temps, au lieu de s'effacer, s'élargie".

 

Le Seppuku

Aussi appelé hara-kiri, le seppuku est le suicide rituel pratiqué par les samouraï. Ces derniers considéraient le seppuku comme un privilège de caste. Tandis que Hara-kiri est une forme de seppuku réservée aux petites gens suffisamment courageuses et de basses classes. Systématiquement, le samouraï doit demander l'autorisation à son seigneur pour le faire. De nombreuses raisons peuvent pousser un samouraï à cela. L'une d'elle, poignante, mais bien réelle, consistait à pratiquer le seppuku lorsque, ne pouvant déroger au devoir de loyauté envers son seigneur et ne pouvant se permettre de faire des remontrances à cause d'un comportement irresponsable de ce dernier, le samuraï se donnait la mort en signe de protestation, une forme de gage d'absolue loyauté et de don de soi ultime nommé Kanshi(évidemment, ici, l'autorisation n'est pas demandée). Lorsque ce type de seppuku était pratiqué par un fidèle et vieux samouraï du clan, cela avait des répercussions particulièrement efficaces chez le seigneur, mais quelque soit le personnage, le kanshi reste très bien vu. Le seppuku est donc un moyen honorable d'échapper à une perte d'honneur ou de crédibilité trop insoutenable face au giri (Devoir), il reste un bon moyen de sauver la face et de quitter ce monde avec un honneur restauré. Les conflits existentiels qui poussaient les samouraï au seppuku consistaient souvent en l'obligation de commettre une action amenant une honte insupportable, alors que ne pas la commettre serait déshonorant et un refus patent de soumission.

Chercher à échapper à une mort déshonorante ou à la capture sur un champ de bataille peut prendre cette forme (dans ce cas, la cérémonie est des plus courtes). Les samouraï coupables de méfaits étaient généralement conviés à se faire seppuku. Quant au Funshi, c'est un type de seppuku pratiqué par les samouraï qui ne peuvent assouvir leur besoin de vengeance du fait qu'ils ne peuvent atteindre physiquement leur ennemi. Ce dernier se fait en public. Suite au Funshi, lorsque la famille du samouraï fait une demande de Katakuichi contre cet adversaire, il est rare que la vendetta soit refusée par les autorités. Il existe aussi le Junshi, qui est un suicide que tous les samouraï de la maisonnée s'infligent lorsque leur grand seigneur meurt. Ils préfèrent suivre leur maître plutôt que de lui survivre. Les dames samouraï par contre pratiquaient le Jigaï, une variante du seppuku qui différait dans la forme de la cérémonie, puisqu'elles se nouaient les chevilles pour garder une posture élégante même dans la mort et se tranchaient la gorge par la suite au lieu du ventre. Alors que les hommes, après s'être recueillis, utilisaient une dague ou une épée courte et pratiquaient les trois incisions. Ces dernières commencent au niveau de l'estomac jusqu'au foie, vers le haut et enfin en diagonale vers le coeur. Un second tranchait la tête du samouraï pour éviter toute manifestation intempestive et déshonorante de douleur ...

Kirisutegomen

Tuer et s'en aller ! Voilà succinctement exposée cette coutume qui était dévolue une fois encore au samouraï. Ce dernier avait le droit de tuer un heïmin ou un eta (intouchable) si ce dernier présentait un comportement inapproprié, une attitude incorrecte ou "commettait" une action que le samouraï estimait répréhensible (un air bourru par exemple). De fait, la chose reste très relative. Mais les lois du clan dominant où se trouve le samouraï peuvent l'en empêcher (rarissime) ou relativiser les choses en faisant juger l'heïmin ou l'eta fautif. Évidemment, toute personne à le droit de se défendre, ce qui veut dire que si jamais un samouraï, suite à un kirisutegomen se fait battre par un heïmin ou un eta, la honte sera difficilement supportable (s'il est encore

vivant). Cela veut dire aussi que, même si l'heïmin ou l'eta se fait convoquer par les autorités locales pour enquête, il ne sera pas inquiété outre mesure parce que ce samouraï n'était finalement pas digne de porter son titre. Cependant, si un climat de révolte couve et si les samouraï estiment que c'est un affront fait à la caste des samouraï toute entière, il se peut qu'ils condamnent l'heïmin (généralement une condamnation à cette époque était presque toujours un arrêt de mort). Mais ils ne peuvent ignorer les règles du katakuichi n'acceptant comme vengeur que les personnes de rang inférieur ou égal au statut du mort. Et puis qui sait, l'heïmin est peut être plus fort que l'on croit !? Bref, les conséquences dépendent des forces en présence et de l'atmosphère sociale toute entière.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mardi 30 août 2005

    Le plus grand Samurai du japon        (mon idole)

MIYAMOTO MUSASHI ( 1584-1645 ):

Son vrai nom est Shimmen Takezõ, miyamoto vient du nom de son village pour ne pas qu'il l'oublie( pour plus d'explication lisez le livre "La pierre et le sabre" d'Eiiji Yochikawa, très bon livre) et musashi c'est tout simplement Takezõ en chinois.

Probablement le Samouraï le plus connu du Japon. Sa carrière exceptionnelle de maître d'armes et la philosophie qu'il tenta d'inculquer à travers sa discipline ont frappé l'imagination des Japonais. Il fut également un peintre et un calligraphe de premier ordre.

Né en 1584 dans le Kansaï, il prit part à la bataille de Sekigahara en 1600, contre les troupes de Tokugawa Ieyasu. Battu, il devint un rônin ( Samouraï sans maître ), et erra durant plusieurs mois, sans but. Il en profita pour développer une technique originale de combat à deux sabres ( nitô-ryû ), et devint un maître d'armes réputé. Il provoqua avec succès plus de 60 duels, et devint ainsi le meilleur sabreur du Japon.

                           

En 1637, il rentra au service de ses anciens adversaires les Tokugawa et combattit pour eux les révoltés chrétiens de Shimabara. Il devint alors instructeur en 1640 de la puissante famille Hosokawa de Kumamoto. C'est trois ans plus tard qu'il écrivit son célèbre ouvrage de stratégie d'arts martiaux " Gorin no Sho" ( Le livre des cinq cercles ). C'est également à cette période qu'il exécuta ses plus belles peintures dans un style très épuré et incisif. Il mourut en 1645.

La légende de Miyamoto Musashi est tellement ancrée dans l'histoire du Japon que plus de 7 films différents retracent sa vie, ainsi que des pièces de théâtre. "La Pierre et le Sabre" best seller international d'Eiji Yoshikawa, raconte la vie de ce guerrier hors du commun.

 La citation de musashi:
Prie les dieux , mais ne compte pas sur eux
 
Samedi 27 août 2005

   Les différentes facettes de la pratique du sabre:

         

Kenjutsu et IaÏjutsu

L'art du sabre japonais est divisé en deux pratiques principales le Kenjutsu et le Iaïjutsu:

  • Le Kenjutsu est l'art de manier le sabre lorsqu'il est déjà retiré du fourreau. C'est à proprement parler l'art du sabre. Cette pratique était considérée comme la plus importante, aussi, le Bushi y concentrait-il l'essentiel de son attention et de son effort. Le Ken-Jutsu, selon la mode de l'époque ou les conceptions philosophiques et politiques inhérentes à certaines écoles, prit différents noms au cours de son histoire: Heiho, Kenpo, Toho, Gekken, Hyoho, Tojutsu, Tachiuchi, Hyodo, etc. Cependant, le plus couramment, on applique à l'art du sabre classique le nom de KenJutsu.
  • Le Iaïjutsu est l'art de dégainer et couper d'un seul geste. Grâce à la rapidité avec laquelle il permettait de porter une attaque, le Iaï-Jutsu réussit à occuper une place importante de l'escrime bien que secondaire par rapport au Ken-Jutsu. On s'accorde à penser aujourd'hui que le développement du Iaï ou Batto-Jutsu est à mettre au compte de Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, mais le fait qu'il ait vécu entre la fin du 16e siècle et le début du 17e incite à émettre quelques doutes. Comment peut-on supposer en effet qu'un tel avantage technique naisse si tardivement?

                              

Il semble plus vraisemblable de penser que le Iaï existait avant que Jinsuke Shigenobu ne le développe, et ce depuis des temps indéterminés, en conjonction avec les différentes écoles de Ken-Jutsu. Mais Jinsuke Shigenobu rénova la façon de considérer le Iaï et c'est grâce à ses efforts que l'art du dégainage rapide se répandit à travers le Japon. Le Iaï-Jutsu prit aussi différents noms au cours de son histoire: Batto-Jutsu, Tachiuchi, Batto-Ho et, de nos jours, Iaïdo.

 
 

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